Olivier Duverger-Houpert La comprovisation : définition, enjeux et limites d’une pratique émergente

En bref

 

Le 3 octobre 2026
à 9h00

HEAR Strasbourg
rue de la Manufacture de tabac, 67000 Strasbourg
salle Théorie 01

Entrée libre

  

     Olivier DUVERGER-HOUPERT soutient le samedi 3 octobre 2026 sa thèse en interprétation et création musicales intitulée « La comprovisation : définition, enjeux et limites d’une pratique émergente », et effectuée sous la direction scientifique d'Alessandro ARBO (professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg, membre du Collège GLAREAN et de l'ACCRA) et de Pierre MICHEL (professeur émérite en musicologie à l'Université de Strasbourg, membre du Collège GLAREAN et de l'ACCRA), et sous la direction artistique de Philippe GEISS (professeur de saxophone à la Haute école des arts du Rhin), à la HEAR Strasbourg et avec le soutien du Collège GLAREAN et de l'ACCRA. La soutenance a été précédée du concert de fin de thèse organisé le vendredi 2 octobre 2026. 

Composition du jury de thèse

     Le jury de thèse est composé de :

  • Alessandro ARBO, professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg (France)
  • Clément CANONNE, directeur de recherches en musicologie au CNRS (France) - rapporteur
  • Pierre-Albert CASTANET, professeur émérite en musicologie à l'Université Rouen Normandie (France) - rapporteur
  • Ludovic FLORIN, professeur en musicologie à l'Université Jean Jaurès de Toulouse (France)
  • Philippe GEISS, professeur de saxophone à la Haute école des arts du Rhin Strasbourg (France) - invité
  • Grazia GIACCO, professeur en musique et musicologie à l'Université de Strasbourg (France)
  • Pierre MICHEL, professeur émérite en musicologie à l'Université de Strasbourg (France)

Composition du jury artistique

     Le jury artistique est composé de :

  • Alessandro ARBO, professeur en musicologie à l'Université de Strasbourg (France) - invité
  • Philippe GEISS, professeur de saxophone à la Haute école des arts du Rhin Strasbourg (France)
  • Violaine GESTALDER, professeur de saxophone et artiste au Conservatoire à Rayonnement Régional de Nancy (France)
  • Vasiliki KOURTI-PAPAMOUSTOU, professeur de composition (musique électronique) à la Hochschule für Musik Freiburg (Allemagne)
  • Pierre MICHEL, professeur émérite en musicologie à l'Université de Strasbourg (France) - invité

Résumé

     Le terme « comprovisation » — contraction de composition et improvisation — désigne des productions musicales dont l’identité est indissociable de la nécessité d’être improvisées en performance. Si le concept est mobilisé dans la littérature académique depuis les années 2000, les recherches restent centrées sur les processus compositionnels, négligeant la perspective du musicien aux prises avec l’exécution de ce genre de productions. En adoptant une démarche de recherche-création, cette thèse interroge les trajectoires créatives du performeur, de sa préparation de la pièce à son interprétation en public. La première partie retrace le cadre historique de la comprovisation, en étudiant sa filiation avec l’œuvre ouverte et l’improvisation libre. On examine ensuite son cadre conceptuel, l’extrayant de sa condition d’entre-deux, en s’appuyant sur l’ontologie de l’improvisation, la philosophie des arts performatifs et les recherches sur la distribution de la créativité. La redéfinition à laquelle aboutit cette réflexion constitue la base d’une méthodologie d’analyse des notations et des performances de comprovisation. Ces outils sont enfin appliqués au corpus de créations du spectacle Allēlōn (2023-2026) : quatre œuvres qui correspondent à la catégorie des compositions à improviser, créées en collaboration avec trois compositeurs et une compositrice, et qui constituent la partie artistique du travail de thèse. L’analyse des œuvres du corpus, des processus créatifs et des performances montre que les stratégies singulières du performeur face à ces œuvres donnent lieu à des opérations complexes et récursives : du travail en amont à la performance, de la forme générale au micro-geste (selon les caractéristiques de chaque œuvre), le musicien négocie sa trajectoire dans une rencontre constamment renouvelée entre les caractéristiques composées de l’œuvre, sa propre expertise de praticien et les caractéristiques de sa personnalité musicale.